Psychothérapie Analytique

Les outils de la psychanalyse font partie de ceux que j’utilise pour identifier les mécanismes en jeu dans l’inconscient, ce lieu du refoulement de nos souvenirs, de nos désirs, de nos pulsions qui nous angoissent ou nous font honte. Certaines pensées ou actions peuvent être perçues comme absurdes ou incohérentes alors qu’elles ne sont pas totalement dues au hasard (lapsus, rêves, actes manqués…).

En plongeant dans les profondeurs du psychisme, la personne apprend à se connaître et à se réconcilier avec elle même. La psychothérapie analytique est avant tout un voyage d’exploration intérieure. Par la levée des obstacles inconscients, le sujet regagne une liberté personnelle de penser, d’agir, d’aimer, d’éprouver du plaisir, de vivre tout simplement.

       L’association libre

Première étape de la thérapie, elle consiste à dire tout ce qui vient (vie quotidienne, souvenirs, dates, images, représentations…) afin de faire remonter à la conscience les éléments liés au refoulement.

   L‘interprétation des rêves

Selon Freud, le rêve est la « voie royale » qui mène à l’inconscient. Pour Jung, il est un « messager » qui nous aide à évoluer.

        L’analyse du transfert

Le transfert est un des moteurs de la thérapie qui se traduit par la réédition d’affects provenant des relations infantiles projetées sur le thérapeute. Ce dernier observe en lui un contre transfert, c’est-à-dire sa propre réaction face au transfert du patient sur lui.

Lacan dit que « La guérison, c’est une demande qui part de la voix du souffrant, d’un qui souffre de son corps ou de sa pensée ». (J. Lacan, Télévision, Paris, Seuil, 1974).

Dans ses premières cures, Freud lui-même explique l’importance qu’il donne au corps, lorsqu’il pétrit les jambes de ses patients, masse leur estomac douloureux ou encore presse leur crâne entre ses mains pour aider à la remémoration de souvenirs.

« Je soignais une jeune fille, dit-il, affectée, depuis six ans, d’une toux nerveuse insupportable (…). Toutes les thérapeutiques s’étaient montrées inefficaces. Je cherchais donc à me servir de l’analyse psychique pour supprimer ce symptôme. La jeune personne ne sait qu’une chose, c’est que cette toux nerveuse a débuté à l’époque où, âgée de 14 ans, elle se trouvait en pension chez une de ses tantes. (…) Sous la pression de ma main, elle pense tout d’abord à un grand chien, puis reconnaît cette image mnémonique. Il s’agit de l’un des chiens de sa tante qui s’était attaché à elle, la suivait partout, et ainsi de suite. Ah oui ! Maintenant, elle se le rappelle sans que j’aie à intervenir, ce chien mourut, les enfants l’enterrèrent en grande pompe et c’est en revenant de cet enterrement qu’elle eut sa première quinte. J’en demande la raison mais suis obligé de renouveler ma pression de la main sur son front ; une pensée surgit alors : « Me voilà toute seule au monde maintenant. Personne ici ne m’aime, cet animal était mon seul ami et je l’ai perdu ». (Freud S., Breuer J., Studies on Hysteria (1895), in Penguin Freud Library, vol. 3, Harmondsworth, Penguin, 1974.).

Psychothérapie Corporelle

La spécificité de la psychologie corporelle est qu’elle redonne toute sa place au corps en lui rendant « la parole » car il se souvient de son histoire. En effet, bien avant les mots, le corps est un vecteur de langage. Il peut retenir des émotions ou des tensions qui à terme s’installent telle une « armure », empêchant tout ressenti jusqu’à la création d’une structure caractérielle névrotique : la personne est déconnectée d’elle-même, on peut parler d’ « anesthésie émotionnelle ». Cette méthode permet d’accompagner les boucles émotionnelles vers leur achèvement. Elle participe à la libération des blocages du passé pour ouvrir au présent et révéler le potentiel de chacun.

La parole enracinée


L’échange verbal intègre une connexion aux ressentis corporels. Le patient est invité à se relier à ses sensations et au langage non-verbal inconscients.

Le massage


Il permet un travail en profondeur et offre au sujet la possibilité de retrouver un corps vivant qui finit par s’autoréguler. Cet outil agit sur les membranes, les muscles, les os, en activant le psycho péristaltisme. Il est un véritable moyen d’accès aux mémoires cellulaires et aux différents traumatismes enkystés dans le corps.

La végétothérapie


La végétothérapie est pour le patient un autre moyen de se reconnecter à son corps et d’être à l’écoute de ses maux. Des mouvements du corps réactivent des sensations anciennes liées à des souvenirs oubliés, émotions, impressions…

Le Rêve Eveillé Dirigé 


Le rêve éveillé dirigé installe le patient dans un état modifié de conscience, comme en hypnose ou en sophrologie. La personne « intègre » alors les modifications apportées durant la séance.

Les autres techniques


Travail sur la respiration, la voix, la gestalt (mise en situation), le jeu, le dessin, les constellations…

Dans ma pratique, je suis attentive au rythme de chaque personne et fais confiance à ce qui se manifeste lors de la séance. L’empathie et la bienveillance  dans un cadre secure conduit à une alliance thérapeutique dans laquelle le travail se fait ensemble patient-thérapeute. De plus, je m’engage à effectuer un suivi régulier en supervision.

« La psychanalyse pense le corps. Les thérapies psychocorporelles proposent d’en faire l’expérience. Elles permettent le développement d’une conscience de soi dans l’instant, tant physique (les postures et les tensions du corps) que psychologique (les souvenirs et les croyances à l’origine des postures et des tensions). Être pleinement présent à soi-même aide à échapper aux conditionnements du passé pour choisir de nouveaux comportements. Sortir du cercle vicieux des défenses automatiques devient alors la voie qui mène à la vraie liberté (…) C’est en ressentant les blessures du passé dans le corps que l’on apprend à ne plus les redouter. C’est en apprivoisant ses inconforts que l’on peut utiliser la puissante énergie qui les engendre ». (Janssen, T., La solution intérieure, Paris, Fayard, 2006).